Pourquoi tu vas adorer Chiang Rai en solo : ton guide pour 2 jours
Si tu cherches une atmosphère plus authentique et moins effervescente que sa voisine Chiang Mai, Chiang Rai est faite pour toi. C’est une ville qui se découvre à pied, en douceur, parfaite pour prendre tes marques lors d’un premier voyage solo.
Arrivée un dimanche en bus depuis Chiang Mai, le contraste est immédiat. Ici, on oublie bruit et foule : les magasins sont fermés, les rues sont calmes. Un vrai luxe pour poser ses valises sans stress.
Dans ce guide 2 jours, je te partage quoi faire à pied dans le centre et les visites incontournables (Temple Blanc/Bleu…) sans te prendre la tête.
Chiang Rai à pied : mon itinéraire douceur de vivre et pépites cachées du centre-ville
Ce dimanche au ralenti était parfait pour flâner et me perdre dans la ville à la découverte de ses trésors.
Wat Phra Kaew : une œuvre d’art plus qu’un lieu sacré
Même si Chiang Rai se considère comme une petite ville de province, son centre abrite l’un des temples des plus vénérés du pays.
La légende raconte qu’un éclair aurait frappé le chedi du temple en 1434.
. Le stupa se serait ouvert, révélant une statue : le célèbre Bouddha d’Émeraude, aujourd’hui associé au Wat Phra Kaew de Bangkok.
Mon petit coup de cœur ici, c’est l’ambiance : le musée en bois de teck (une merveille) et ce fond sonore très doux, avec le tintement des clochettes accrochées aux toitures
De King Mengrai Monument à la Clock Tower
La fin d’après-midi est le moment parfait pour remonter vers le nord du centre-ville, là où trône la statue du Roi Mengrai. De mon côté, j’ai surtout retenu la promenade au parfum d’encens : les habitants viennent déposer des offrandes au fondateur de la ville et ça donne une atmosphère assez particulière.
En redescendant vers le centre, tu rejoins la grande avenue qui mène à la Clock Tower (Tour de l’Horloge). Ce bijou d’or ciselé a un côté conte de fées en plein jour et, à mon avis, c’est encore plus joli quand la nuit tombe, avec le spectacle son et lumière (à heure fixe à partir de 19h mais vérifie les horaires sur place, ça peut évoluer).
Finir au Night Market
Le soir, les locaux et les voyageurs se croisent dans les longues rues de ce marché de nuit : ça fourmille, ça rit, ça grignote. Côté nourriture, il y en a vraiment pour tous les goûts. Prends à emporter et marche entre les gourmands qui se pressent autour des stands, c’est un spectacle en soit. Tu peux également te poser dans les zones où des nattes sont installées.
C’est là que j’ai vécu un moment délicieux au sens propre comme au sens figuré. Installée dans une cours, je déguste un Pad Thaï fumant. Un orchestre a lancé une musique entraînante et les Thaïs présents se sont mis à danser en cercle avec des gestes simples répétés par tous, des sourires partout.
En les regardant tourner, j’ai compris ce qu’était la « sanuk« , cette joie de vivre thaïlandaise.
C’est souvent dans ces instants-là, plus que devant n’importe quel monument, que je réalise ma chance d’être ici.
Le bon plan ? Le tramway gratuit.
Si tu te lèves tôt, teste le petit tramway blanc et bleu. En moins d’une heure et gratuitement, il passe par les incontournables du centre.
Si tu es là un samedi
Ne manque pas la Saturday Night Walking Street, le marché à la « vibe locale ».
Conseil solo : Je me suis sentie à l’aise pour rentrer à pied, même après 21h sur les axes principaux. Sinon, les applications Grab, Bolt ou Maxim font très bien le job.
Jour 2 : la tournée des incontournables
On ne le sait pas forcément, mais les temples incontournables de Chiang Rai ne sont pas dans la ville même. Pour cette deuxième journée, j’ai choisi la simplicité : une excursion groupée. C’est l’option idéale pour éviter la logistique et rencontrer du monde.
À noter : les guides parlent le plus souvent anglais (parfois espagnol). Si tu préfères faire par toi-même, la location d’un chauffeur privé pour la journée est une option fréquente à Chiang Rai (à demander à ton hébergement, ils ont souvent de bons contacts).
Les Temples à ne pas manquer
Wat Rong Khun, le Temple Blanc
C’est sans doute le plus emblématique à Chiang Rai et c’est aussi le premier arrêt de la journée, pour tenter d’éviter autant que possible la foule.
Conçu par l’artiste Chalermchai Kositpipat, ce temple n’est pas « ancien », il est une œuvre d’art contemporaine en perpétuelle évolution, pensée aussi pour attirer les visiteurs (et ça marche, clairement).
On fait la queue pour s’en approcherer. On y accède en traversant le pont des « mains de l’enfer ». La blancheur immaculée symbolise la pureté, et les morceaux de miroirs incrustés représentent l’éveil. Le rendu est simplement impressionant.
Tu peux profiter de la visite pour jouer un peu : à l’intérieur, essaie de repérer les références pop (type Superman/Batman). Je les ai trouvées un peu par hasard, et ça m’a fait sourire.
Après la visite, garde quelques minutes pour te balader autour : le parc réserve aussi de jolies surprises.
Wat Rong Suea Ten, le Temple Bleu
Moins grand que le temple blanc, tout ici est d’un bleu saphir profond, rehaussé d’or. Le contraste avec le temple blanc est saisissant. À l’intérieur, le grand Bouddha semble flotter dans un océan bleu.
Mon bémol perso : l’environnement qui est un “parking” totalement bitumé casse un peu l’ambiance spirituelle et renforce le côté attraction pour touristes.
Les autres sites à voir
La Maison Noire, Baan Dam Museum
Changement radical d’ambiance. On entre dans l’univers sombre de l’artiste Thawan Duchanee : structures en bois sombre, peaux de bêtes et ossements. C’est déconcertant mais fascinant. Ne manque pas les toilettes, la déco est inattendue !
Plantation de thé Choui Fong
Le cadre est splendide : une vue panoramique sur une mer de théiers. C’est l’endroit parfait pour la photo souvenir, même si c’est très touristique.
La Tribu Long Neck : mon ressenti honnête
C’est l’étape qui m’a le plus questionnée. La rencontre des femmes Kayan, immigrées de Birmanie, est impressionnantes.
Leur particularité, ce sont ces spirales en laiton portées autour du cou et parfois aussi aux bras et aux jambes. Elles sont ajoutées progressivement au fil des années — et oui, ça peut peser plusieurs kilos.
Sur place, j’ai apprécié les voir tisser et travailler l’artisanat… et en même temps, j’ai senti une mise en scène très “décor de cinéma”, pensée pour les touristes, avec aussi des enfants présents pour attendrir les touristes, qui m’a mise mal à l’aise.
Si tu choisis d’y aller, le mieux est d’y aller en conscience : pose des questions via ton/ta guide, échange quand c’est possible, et si tu prends une photo, pense à acheter directement leur artisanat en remerciement.
Le carrefour mythique du Triangle d’Or
C’est ici que le monde semble petit : on est au point exact où le Mékong sépare la Thaïlande, le Laos et la Birmanie (Myanmar).
Le nom « Triangle d’Or » provient de l’époque où la zone était associée au commerce de l’opium (qui se payait parfois en or). Aujourd’hui, l’ambiance est surtout touristique : tu peux visiter un musée dédié à cette période (si ça t’intéresse), ou simplement faire une promenade le long du Mékong pour observer les rives en face et la proximité des pays.
Mon ressenti sur cette journée
Ce type de journée est très chargée et donne parfois l’impression d’être “au pas de course”. En réalité, il y a pas mal de transport et le timing sur place est souvent bien calibré.
Mais c’est aussi ce qui fait la richesse : en une journée, tu passes d’un temple futuriste à un musée sombre, d’une plantation panoramique à un carrefour historique. Et tu touches du doigt la diversité du pays, dans ses monuments, son histoire et ses rencontres.
Alors, prête à sauter le pas ?
Chiang Rai a été un vrai coup de cœur : une parenthèse de douceur dans mon périple en Thaïlande, parfaite quand tu voyages en solo et que tu veux ralentir un peu.
Si tu hésites encore (logistique, sécurité, organisation des visites), pose-moi ta question en commentaire : je te répondrai avec plaisir.
Est-ce que je peux effectuer les visites seule ?
Oui, sans aucun problème ! Le centre-ville se parcourt très bien à pied ou en vélo. Pour les sites excentrés comme le Temple Blanc ou la Maison Noire, tu peux soir faire une excursion groupée, c‘est l’option « confort », soit trouver un chauffeur ou via l’application Grab. N’hésite pas non plus à te renseigner à l’hôtel qui est très souvent de bon conseil.
Est-ce que la ville est sûre pour une femme seule le soir ?
Chiang Rai est l’une des villes les plus paisibles de Thaïlande. Je me suis sentie beaucoup plus sereine ici qu’à Bangkok ou même qu’en Europe. Le marché de nuit est très familial et bienveillant. Pour rentrer à ton hôtel après 21h, les rues principales sont bien éclairées. Si ton logement est un peu excentré, n’hésite pas à sauter dans un Tuk-tuk ou à commander un Grab : ils sont nombreux et très fiables.
Quel est le meilleur quartier pour loger en solo ?
Je te conseille vivement de rester proche de la Clock Tower ou de la gare routière (Bus Terminal 1). C’est le cœur battant de la ville. Tu seras à quelques minutes à pied du Night Bazaar pour dîner le soir et des départs de bus pour tes prochaines étapes. C’est l’idéal pour ne jamais se sentir isolée et avoir tout à portée de main sans avoir besoin de transporter ton sac trop longtemps.
Comment faire de jolies photos en solo ?
En voyage solo, on développe de fortes compétences en maîtrise du selfie ! Si tu veux des photos où tu apparais vraiment, l’excursion peut être un super plan. Les guides sont habitués et de mon expérience, ils savent souvent exactement où te placer, quel angle prendre… et le rendu peut être vraiment canon. Autre possibilité : en excursion, tu te crées vite des affinités dans le groupe. Entre deux visites, ça discute, ça rigole, et demander “tu peux me prendre en photo ?” devient hyper naturel.






