Copenhague en 4 jours : mon avis sans filtre

Ce que j’ai aimé, ce qui m’a déçue, et comment j’ai voyagé avec moins de 500 € par personne

Copenhague, je l’imaginais jolie, agréable, un peu chère et très « hygge ». Après quatre jours sur place, je peux confirmer… mais pas forcément pour les raisons auxquelles je m’attendais.

Parce que soyons honnêtes : certains des incontournables de Copenhague m’ont laissée franchement dubitative.

La Petite Sirène ? Bof.

Nyhavn ? Très joli, mais si tu connais Honfleur, tu risques d’avoir une petite impression de déjà-vu.

Christiania ? Une déception marketing.

Et pourtant, j’ai beaucoup aimé Copenhague.

Pas pour ses monuments les plus connus, mais pour l’ambiance de la ville, la façon dont les gens l’occupent, et cette impression de respect et de liberté qui se dégage du quotidien.

Et comme Copenhague est loin d’être une destination bon marché, je te partage aussi comment j’ai profité de ces quatre jours avec moins de 500 € par personne sur place, sans pour autant passer mon séjour à compter chaque café.

Copehague, une ville qui se découvre à pied… et à vélo

T’as déjà regardé Copenhague sur une carte ?

Rangée de vélos garés dans une rue pavée du centre historique, avec clocher en arrière-plan à Copenhague

 Elle est très étendue. Alors faire en moyenne 15 km de marche par jour, ça paraît beaucoup et peu à la fois.

Mais le plus important, c’est que la ville se prête vraiment à la balade. On peut passer d’un quartier à l’autre à pied, s’arrêter devant une jolie façade, prendre un café, longer les canaux, ou simplement changer de direction parce qu’une rue nous plaît.

C’est d’ailleurs ce que j’aime particulièrement faire quand je visite une ville : marcher sans avoir d’objectif précis, et découvrir ce qui n’est pas dans les comptes Instagram.

Bon, je nuance quand même : 15 km pour découvrir des endroits qui valent le détour, ça passe très bien. 15 km pour aller voir un lieu qui te laisse complètement indifférente… ça devient beaucoup plus long !

Alors pour soulager un peu nos pieds (car j’ai partagé ce séjour avec ma fille), le vélo a aussi été mis à contribution. Et ici, c’est d’autant plus facile que le pays et les infrastructures sont pensés pour le cyclisme.

L'anecdote

Un des guides nous a raconté qu'à Copenhague, un habitant possède en moyenne 2,5 vélos selon leur usage (un vélo de ville quotidien, un vélo de sport, un vélo cargo familial pour les enfants, ou un vieux vélo de rechange).

Et là, gros coup de cœur.

regles pour circuler a velo au Danemark

Les pistes cyclables sont partout et très clairement séparées des voitures et des piétons. La circulation à vélo est très codifiée (retrouve carte et guide pour explorer la ville a velo et connaitre 

les regles de circulation ici) et, pour quelqu’un qui n’est pas forcément une grande cycliste urbaine, je me suis sentie vraiment en sécurité. 

Mention spéciale au trajet entre Reffen et le centre-ville, sur une route pittoresque, entre constructions, espaces verts et traversées de canaux. Les vélos disposent d’un support pour téléphone qui permet de suivre facilement le GPS : très pratique quand on ne connaît pas la ville.

Conseil solo : les vélos en libre-service type Bolt ou Donkey Republic sont une bonne option si tu voyages seule et que tu ne veux pas t'engager sur plusieurs jours, mais ton lieu de résidence proposera sûrement de la location également.

Ce que j’ai vraiment aimé à Copenhague

L’ambiance

Je crois que c’est finalement ce qui m’a le plus marquée car incontestablement, le charme de cette ville vient de là.

Il y a une forme de décontraction que j’ai beaucoup appréciée, mais surtout une impression de respect de l’autre.

Attention, je ne vais évidemment pas tirer de conclusions définitives sur les Danois après quatre jours de voyage. Je te parle simplement de ce que j’ai observé et ressenti sur place.

Par exemple, ma fille avait mal au ventre et se tenait le ventre en marchant. Un garçon qui passait à côté de nous l’a remarqué et s’est réellement inquiété pour elle, avec une sincérité et une empathie que je n’avais pas vues de la part d’un jeune homme depuis… je ne sais même plus quand.

C’est un tout petit moment.

Mais ce sont souvent ces petites choses qui restent d’un voyage.

Façade historique en briques rouges aux toits verts bordant un canal animé à Copenhague, avec terrasses et bateaux

Même impression lors de l’Ironman. Certains habitants s’étaient installés le long du parcours pour encourager les coureurs : un couple, seul à un coin de rue avec enceinte, pancarte et pompons, que la femme agitait pour chaque coureur qui passait, en criant ce qui semblait être des encouragements. J’ai même vu une personne chanter du rock digne d’un concert de metal, avec micro et bande-son, en enchaînant les classiques pour encourager les participants, dans une énergie qui remotive même les plus fatigués.

Ce n’était pas une animation organisée pour les spectateurs. Juste quelqu’un qui avait décidé de participer à sa manière, et de donner de son énergie à ces sportifs à l’engagement remarquable.

Ce sont des instants qu’on ne voit que si l’on prend le temps, sans courir les monuments à tout prix et qui font sentir la qualité de vie des habitants.

Une ville où les gens semblent pouvoir profiter de l’espace public sans que cela devienne rapidement désagréable pour les autres.

Les food courts étaient parfois bondés, mais chacun attend son tour, trouve sa place et profite de son repas.

Quand il fait beau, les berges sont occupées : certains se baignent dans les canaux, d’autres prennent un verre ou s’installent simplement au bord de l’eau.

C’est vivant, mais pas oppressant.

Trois scènes de vie à Copenhague : coureur lors d'un événement sportif urbain, immeuble moderne au bord de l'eau, et moment de détente sur une plage urbaine

Et surtout, je n’ai pas ressenti cette impression d’incivilité ou d’agressivité que l’on peut parfois avoir dans les grandes villes, même pendant des événements où la polémique ou les tensions peuvent dégénérer ailleurs. J’ai par exemple assisté à une manifestation pour les droits LGBTQI+, où se mêlaient aussi des sujets politiques plus internationaux. Tout le monde y exprimait sa voix de manière pacifiste, sans dispositif de sécurité ou de police visible pour encadrer les manifestants ou les spectateurs.

C’est la parfaite illustration du principe de respect de la liberté individuelle, affirmé à l’article 71 de la Constitution danoise, qui pose que « la liberté individuelle est inviolable ». Et ce ne sont pas que des mots : c’est une culture qu’on ressent, et à laquelle on a envie d’adhérer sans condition. Même pendant les concerts de la gay pride, qui dure plusieurs jours ici, je n’ai vu aucune patrouille, aucun contrôle, aucun renfort de sécurité — une forme d’intelligence collective qui vient célébrer quelque chose sans que ceux qui ne s’y reconnaissent pas cherchent l’affrontement, du moins visiblement.

Et c’est finalement une impression que j’ai retrouvée à plusieurs reprises pendant le séjour, comme dans d’autres pays nordiques : les règles sont là, on te fait confiance pour les respecter, sans avoir l’impression que quelqu’un doit être derrière chaque personne pour vérifier qu’elles le sont.

Le plus bel exemple, ce sont les transports en commun : il y a peu de contrôle des titres de transport, pas de bornes de validation ni de portillons, et pourtant il ne viendrait à l’idée de personne de ne pas payer, parce que ça contribue à la qualité du service rendu. (Ça me paraît si naturel, et pourtant si loin de nos habitudes en France…)

Les lieux qui m’ont vraiment fait waouh

Il y a beaucoup de choses à faire et à voir ici, mais je veux être vraiment honnête : ce n’est pas un immense « waouh » à chaque fois. Après, je te rassure, tout n’était pas bof non plus à Copenhague ! Certains endroits m’ont vraiment impressionnée.

La bibliothèque royale, le Diamant Noir

Je ne pensais pas qu’une bibliothèque serait l’un des endroits qui me marqueraient le plus à Copenhague, mais j’ai vraiment aimé l’harmonie qu’ils ont su créer entre l’ancien et le récent, dans une continuité logique, sans rupture. Chaque partie a son identité propre : l’ancienne sent la matière grise et l’encre, dans une ambiance de bois et de feutre ; l’autre, moderne et lumineuse, où le savoir semble plus digitalisé sans perdre en qualité. Et au milieu, j’ai trouvé un espace en forme de guitare — comme le lien parfait entre les deux.

C’est le genre de lieu où je te conseille de prendre le temps de regarder autour de toi plutôt que de simplement passer pour cocher une case, afin de te faire ton propre ressenti.

Black Diamond de la Bibliothèque royale de Copenhague

La tour de Christiansborg

J’ai également beaucoup aimé Christiansborg, et pour une raison très pratique : dans une ville où presque tout se paie, on peut grimper gratuitement à plus de 106 mètres de haut et voir Copenhague s’étaler à ses pieds. Pour les petits budgets, difficile de trouver meilleur rapport vue-prix.

Le palais abrite aussi le Parlement danois, et si tu as un peu de temps, une visite guidée est possible au même endroit, une bonne occasion de comprendre comment fonctionne la monarchie constitutionnelle danoise, en plus de la carte postale.

Palais de Christiansborg à Copenhague

Une belle vue sur la ville, donc, mais aussi ce petit plaisir tout simple de prendre de la hauteur sans sortir la carte bancaire. Une visite qui, pour moi, vaut vraiment le détour.

La Marmorkirken, l’église de marbre

Autre vrai coup de cœur ! De loin déjà, son dôme vert-de-gris capte le regard et dépasse largement les toits alentour — il s’inspire de celui de la basilique Saint-Pierre de Rome, et ce n’est pas un hasard si on le remarque depuis plusieurs points de la ville. Construite en marbre norvégien, l’église a mis 150 ans à sortir de terre : les travaux ont démarré en 1749, se sont arrêtés faute de budget pendant plus d’un siècle, et ne se sont achevés qu’en 1894. Ce genre de détail change la façon dont on regarde un bâtiment.

Et une fois à l’intérieur, l’impression est tout aussi forte : la richesse des détails, la lumière qui tombe du dôme, cette impression d’être dans un lieu qui a pris son temps pour exister, tout comme moi pour l’admirer.

Dôme de Marmorkirken à Copenhague

Une croisière sur les canaux

L’été est une saison où il se passe plein d’événements dans cette capitale dynamique, notamment le Copenhagen Opera Festival. J’en ai profité pour participer à une croisière organisée pour l’occasion, avec des chanteurs d’opéra à bord. Une manière un peu magique de découvrir la ville par les canaux.

Elefantporten de Carlsberg à Copenhague

L’Elephant Gate

Plus surprenante, cette porte qui marque l’entrée de la brasserie Carlsberg, gardée par quatre éléphants. Cet animal a été choisi par Carl Jacobsen, le fils du fondateur, pour symboliser la force et la loyauté, représentées sur le flanc des pachydermes et, en haut de la porte, par un svastika. Ce n’est pas forcément le lieu dont on entend le plus parler lorsqu’on prépare son séjour, et c’est justement pour cela que je trouve intéressant de sortir un peu de la liste des incontournables.
L’anecdote Le symbole Svastika peut surprendre, mais il n’a rien à voir avec la croix gammée nazie. La porte date du tout début du XXe siècle — bien avant que le symbole ne soit détourné —, et le svastika, à l’origine un symbole hindou et bouddhiste porte-bonheur, s’oriente vers la droite ou la gauche selon les traditions, sans l’inclinaison à 45 degrés propre à la croix gammée nazie.
Éléphant de l’Elefantporten à Carlsberg à Copenhague

Ce qui m’a laissée sur ma faim

Je préfère aussi te parler des endroits qui m’ont moins convaincue. Parce que finalement, les incontournables ne le sont pas forcément pour tout le monde ! Et puis c’est aussi ça, voyager : se faire sa propre opinion, même lorsqu’elle ne correspond pas tout à fait à celle des guides ou des influenceurs.

La Petite Sirène

Je vais commencer par elle, parce que c’est probablement l’un des symboles les plus connus de Copenhague. Bien sûr, il fallait que je la voie. Mais je dois bien avouer que je n’ai pas vraiment compris l’engouement autour de cette petite statue. Elle est mignonne, certes, mais je suis restée assez indifférente.

Je ne regrette pas de l’avoir vue, mais si tu manques de temps, ce n’est clairement pas l’endroit auquel je consacrerais une partie de ma journée. Si tu passes dans le secteur, fais le détour, mais je ne construirais certainement pas mon itinéraire autour d’elle.

Sache aussi qu’une autre sirène t’attend sur son promontoire, sur le quai proche de la bibliothèque nationale, dans un cadre bien plus joli et photogénique.

Statue de la Petite Sirène à Copenhague
L'anecdote

Si tu n'as pas lu La Petite Sirène, tu l'as sans doute vue en dessin animé. Sache que Hans Christian Andersen n'avait pas prévu la même fin pour son personnage principal que Disney. À (re)découvrir si le cœur t'en dit.

Nyhavn

Nyhavn, en revanche, est indéniablement joli. Les façades colorées qui bordent le canal, les bateaux et les terrasses en font un endroit très photogénique (surtout à la lumière du matin ou à la golden hour du soir).

Mais là encore, je suis peut-être arrivée avec des attentes un peu trop élevées.

Ayant déjà découvert Honfleur, j’ai eu une petite impression de déjà-vu. Je m’attendais à avoir un véritable coup de cœur en découvrant Nyhavn et, finalement, je n’ai pas ressenti le fameux « waouh » que j’espérais en découvrant ce petit bout de canal. Cela reste un endroit à voir, évidemment, mais personnellement, je n’en ferais pas l’un des moments forts d’un séjour à Copenhague.

La relève de la garde

J’ai également assisté à la relève de la garde devant le palais d’Amalienborg. C’est intéressant à voir, surtout si tu n’as jamais assisté à ce type de cérémonie, et cela permet de découvrir un autre aspect de la monarchie danoise.

Mais là encore, je n’ai pas été particulièrement marquée. Si tu es dans le quartier au moment de la relève, profites-en. En revanche, je ne pense pas que cela mérite de modifier ton programme uniquement pour y assister.

Assistens

Le cimetière Assistens m’a davantage intriguée que véritablement séduite. Le lieu est pourtant agréable pour une balade : c’est calme, verdoyant, et assez étonnant de trouver un tel espace au cœur de la ville. À mi-chemin entre le parc et le cimetière — complètement « désorganisé » au sens propre — il n’est pas rare de voir les gens se reposer ou pique-niquer entre les tombes. Mais si je suis venue là, c’est pour voir la sépulture de quelques célébrités locales, dont la plus connue : Hans Christian Andersen.

Assistens Kirkegård à Nørrebro à Copenhague

En la découvrant, un mélange de surprise et de déception m’a saisie. Dans un décor aussi romantique, presque gothique, en accord avec l’univers un peu mélodramatique de l’auteur, je me suis retrouvée face à une tombe très moderne, qui enlève un peu de magie à la découverte.

Là encore, je ne dirais pas que le lieu ne vaut pas le détour, et c’est une bonne occasion de faire une pause dans un lieu incongru. Simplement, ce n’est pas celui qui m’a le plus marquée pendant ce week-end.

Conseil solo : si tu viens ici, profites-en pour parcourir Nørrebro, le quartier le plus dynamique, multiculturel et branché de Copenhague, avec un passage par Jægersborggade et Superkilen.

Lignes blanches de Superkilen à Nørrebro à Copenhague

Christiania

Et puis il y a Christiania, qui est probablement ma plus grosse déception.

Avant de partir, j’avais en tête l’image d’un quartier alternatif, marqué par son histoire, son esprit communautaire et cette fameuse ambiance hippie qui fait partie de sa réputation. J’étais donc assez curieuse de découvrir ce lieu si particulier de Copenhague.

Pour vraiment comprendre son histoire, j’ai opté pour un free walking tour, un excellent moyen de visiter et d’apprendre en même temps. Le guide nous a transmis les idéaux et les évolutions du lieu — la magie de cet îlot d’irréductibles a opéré jusqu’à l’entrée du quartier.

Sur place, j’ai surtout eu le sentiment de découvrir un endroit devenu un spot marketing pour touristes, auquel j’ai moi-même contribué, avec des boutiques d’objets manufacturés à vendre, alors que je m’attendais à quelque chose de plus simple, plus artisanal et moins mercantile.

Je n’y ai absolument pas retrouvé cet esprit originel du quartier.

Peut-être que je n’ai tout simplement pas découvert le bon visage de Christiania, même en parcourant ses rues sans guide et sans groupe. Peut-être qu’il faut y passer plus de temps pour comprendre ce qui fait encore son identité. Mais avec ce que j’en ai vu, je suis repartie un peu déçue.

Et c’est finalement aussi ce que j’aime dans le fait de voyager : découvrir que certains lieux que l’on imaginait extraordinaires ne nous touchent pas forcément… tandis que d’autres, parfois beaucoup moins connus, deviennent les vrais coups de cœur du voyage.

Christiania à Copenhague, quartier alternatif et coloré

Conseil solo : Christiania a longtemps imposé une interdiction stricte de photo à Pusher Street. Depuis 2024, les règles se sont assouplies : les photos sont tolérées tant qu'elles restent discrètes, sans viser directement des personnes ou des groupes. Certains coins du quartier restent des points de deal, avec une ambiance qui peut rappeler celle du Parrain, et ce n'est ni le lieu ni le moment de dégainer ton appareil sous leur nez.

Garder un budget raisonnable à Copenhague 

Autant être claire : Copenhague n’est pas une destination bon marché quand tu es touriste.

J’avais prévu environ 500 € par personne pour quatre jours sur place, hors prix du trajet pour y venir, et j’ai réussi à rester dans cette enveloppe.

Mais honnêtement, il a fallu faire des choix.

Les activités : j’ai préféré choisir

C’est  sur les activités que j’ai fait le plus de choix pour rester dans mon budget.

J’ai donc priorisé les possibilités de visiter gratuitement et ai écarté des incontournables comme Tivoli.

L’entrée avec les attractions était d’environ 50 €. Au départ, c’était prévu dans le programme. Mais après plusieurs lieux qui m’avaient laissée assez mitigée, j’ai commencé à me demander si j’avais vraiment envie de dépenser cette somme pour une attraction composée d’un parc et de quelques manèges. Parce que 50 € pour un bof, ça faisait cher le bof.

Je connais déjà Disneyland Paris et PortAventura et, finalement, j’ai préféré rayer cette visite de la liste pour me laisser plus de temps à flâner.

Et franchement, aucun regret.

Les free walking tours

J’ai fait en revanche deux visites avec Copenhagen Free Walking Tours : le Free Grand Tour of Copenhagen, avec Jack, que j’ai trouvé vraiment très bon, puis le Christianshavn Tour avec Politiquement incorrect, guidé par Stenn.

Par visite, j’ai donné 200 DKK pour ma fille et moi (et j’ai fait comme les autres, à vrai dire).

C’est typiquement le genre d’activité que je recommande lorsque l’on veut découvrir une ville sans faire exploser son budget. On marche, on découvre les principaux quartiers, on apprend l’histoire et le sens du pays, et on bénéficie en plus des anecdotes souvent drôles d’un guide.

Conseil solo : les free walking tours sont un excellent point de départ pour un séjour solo — non seulement pour l'histoire de la ville, mais aussi pour repérer d'autres voyageurs avec qui poursuivre la journée si l'envie t'en dit.

L'anecdote

Parmi les histoires amusantes apprises pendant la visite, sais-tu que si une personne est célibataire à 25 ans, ses amis et sa famille l'attachent traditionnellement à un poteau ou une chaise pour la recouvrir de cannelle (souvent après l'avoir arrosée d'eau ou de blancs d'œufs pour que la poudre colle) ? Et si elle est encore célibataire à 30 ans, la cannelle est remplacée par... du poivre !

La croisière

Comme je te le racontais plus haut, j’ai également fait une croisière avec Stromma, mais il existe une offre variée pour naviguer sur les canaux.

Et cette dépense-là, je l’ai volontiers faite.

Pourquoi ? Parce que c’était une expérience que j’avais réellement envie de vivre, et pas simplement une attraction cochée sur une liste parce qu’elle figurait parmi les « incontournables ».

C’est finalement assez représentatif de la manière dont j’ai voulu construire ce séjour : choisir ce qui me faisait vraiment envie plutôt que chercher à tout faire.

Se loger et manger à Copenhague sans exploser son budget

Le logement est évidemment un gros poste de dépense ici. Alors, si comme moi tu as un budget serré, tu peux oublier les hôtels, surtout si tu souhaites rester dans le centre. En alternative, il y a bien sûr les auberges de jeunesse ou encore les cabines, comme celle que j’ai testée.

Prendre ses repas à l’extérieur pèse aussi rapidement dans le budget, surtout quand un simple café coûte facilement autour de 7 €. 

L’idée n’était pas de manger systématiquement au plus économique, mais plutôt d’alterner les plaisirs. Et je pense que c’est probablement la meilleure façon de gérer son budget à Copenhague sans avoir l’impression de se priver.

Le bon compromis que j’ai trouvé : 

  • faire des brunchs typiques au restaurant : c’est deux repas en un pour un tarif raisonnable
  • aller dans les food courts : ici, ce n’est pas un plan B petit budget mais c’est une vraie institution locale, autant fréquentée par les Danois eux-mêmes que par les voyageurs de passage. Je te conseille Reffen, installé en bord de canal sur d’anciens quais industriels, en est le meilleur exemple : conteneurs reconvertis, ambiance musicale, grandes tablées en plein air… le genre d’endroit où l’on vient autant pour manger que pour l’atmosphère du lieu. Broens Street Food, plus proche du centre-ville, joue une carte plus intimiste, avec vue sur le port et une sélection de stands tout aussi gourmande.
  • les plats typiques sur le pouce : impossible de parler cuisine danoise sans évoquer les smørrebrøds, ces tartines de pain de seigle généreusement garnies (poisson, viande ou légumes), typiques du repas de midi ici, ou les hot-dogs de rue, une institution locale à part entière.

Je te partage ici uniquement des lieux que j’ai testés, dans l’esprit de mes voyages : des adresses authentiques, abordables et où l’on se sent bien, même en solo.

Wulff & Konstali
Formule brunch 5 ou 7 choix, frais et copieux.

Spis
Smørrebrøds typiques, au poisson ou au poulet mais aussi des burgers généreux.

Emmerys 

A deux pas de Nyhavn, parfait pour un café ou un combler un petit creux avec un Direktørsnegl

DØP

Le hot-dog bio du centre-ville pour un petit creux

CityHub Copenhagen

Il a tout pour plaire a une voyageuse solo : des tarifs vraiment raisonnable pour Copenhague, une localisation pratique tout proche du centre, une salle commune conviviale, un sauna et des sèche-cheveux à disposition.

Reffen

Food court en bord d’eau, ambiance musicale et décontractée avec un large choix à budget maîtrisé.

Broens street food
L’endroit sympa pour faire une pause, prendre un verre ou manger fish & chips de compétition chez Haddock Seafood.

Je mets à jour ma sélection au fil des visites.

Conseil solo : les food courts sont particulièrement adaptés quand si tu voyages seulo : tu choisis ta table, tu profites de l'ambiance, les gens vont et viennent librement, et tu ne vis pas la petite gêne que peut donner un dîner en solo, assise à une table de restaurant classique.En plus, ils proposent régulièrement des animations. N'hésite pas à aller consulter leur page web pour savoir ce qu'il s'y passe pendant ton séjour.

Dernières astuces pour payer moins cher

Je ne chercherai pas à faire Copenhague en mode « zéro dépense ». La ville est chère et, à mon avis, ce serait dommage de passer son séjour à calculer chaque euro.

En revanche, quelques habitudes permettent de garder un budget raisonnable sans trop se priver. Les activités gratuites sont nombreuses, les free walking tours permettent de découvrir la ville à moindre coût, et les food courts sont une bonne alternative aux restaurants classiques.

Et puis, à Copenhague, marcher est déjà une activité en soi. J’ai fait beaucoup de kilomètres, environ 15 km par jour, et utilisé également le vélo, le métro et le bus.

Il existe aussi quelques applications qui peuvent aider à réduire la note. Early Bird propose par exemple des offres dans certains restaurants, tandis que DrinkBuy permet de profiter de certaines offres sur les sorties et les consommations.

Je n’ai pas utilisé Early Bird cette fois-ci, parce que je voulais vraiment rester dans le budget que je m’étais fixé. Mais c’est une option à regarder si tu veux te faire un bon restaurant aux saveurs typiques de Copenhague à un tarif plus intéressant.

Mon bilan de voyageuse solo à Copenhague

Alors, est-ce que je recommande Copenhague ? Oui, sans hésiter.

Pour un séjour seule ou accompagnée, je trouve que c’est une destination vraiment agréable et très sûre.

Mais je ne la recommande pas forcément pour les mêmes raisons que celles que tu retrouveras dans les guides.

Oui, va voir la Petite Sirène si tu en as envie. Oui, promène-toi à Nyhavn. Oui, découvre Christiania et fais-toi ton propre avis… Mais ne passe pas ton séjour à courir d’un incontournable à l’autre.

Prends un vélo. Marche. Assieds-toi au bord d’un canal. Prends un café. Mange dans un food court. Regarde les gens.

Et surtout, laisse-toi le temps de découvrir la Copenhague qui ne figure pas forcément sur une liste de choses à faire.

Parce que finalement, après quatre jours, ce que je retiens le plus n’est ni la Petite Sirène, ni Nyhavn, ni même les monuments. C’est cette sensation de vivre dans une ville où l’on peut profiter de sa liberté tout en respectant celle des autres.

Et c’est peut-être ça, finalement, le fameux hygge.

Pas seulement quelque chose que l’on voit. Quelque chose que l’on ressent.

Durée idéale : compte 4 jours pour une première découverte tranquille, sans courir. Si tu veux enchaîner les incontournables sans flâner, 3 jours suffisent déjà.

Visa : aucune démarche pour les Français, le Danemark fait partie de l’espace Schengen, une simple carte d’identité ou un passeport valide suffit.

Budget : compte environ 500 € par personne pour 4 jours sur place (hors trajet), en alternant restaurants, food courts et petites astuces. Copenhague reste l’une des capitales les plus chères d’Europe du Nord.

Devise : le Danemark fait partie de l’UE mais n’a pas adopté l’euro. La monnaie locale est la couronne danoise (DKK) mais tu peux tout payer par carte.

Question langue, pas d’inquiétude : aucune inquiétude à avoir, l’anglais est parlé quasiment partout, y compris par les personnes âgées.

Le petit + : les toilettes et l’eau du robinet sont gratuites et de bonne qualité partout, de quoi alléger un peu le budget café.

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