4 jours à Los Angeles en solo

4 jours à Los Angeles en solo

Itinéraire entre rêve et réalité

Cette destination était un rêve de longue date : Los Angeles en solo.

Mais, je ne vais pas te mentir, ce départ m’a un peu travaillée. 

Après plusieurs mois en Asie, où je me suis sentie en sécurité même dans les hôtels les plus excentrés, me voilà à quitter ce cocon pour une mégalopole où les vidéos qui tournaient en boucle n’avaient rien de rassurant concernant la criminalité et la drogue.

Alors forcément, à 4h du matin, dans le taxi pour l’aéroport, je me suis demandé si j’allais quand même pouvoir visiter ce que j’avais prévu en toute tranquillité.

Spoiler : Oui mais… et ça vaut le coup d’en parler.

Le trajet en solo jusqu’au centre de Los Angeles

Direction les USA depuis la Chine et, 18 heures de voyage plus tard (avec au passage une mésaventure à l’escale de Shanghai où ma batterie externe, pourtant en parfait état, a été confisquée lors d’un second contrôle de sécurité), je me retrouve dans la file interminable pour passer l’immigration.

L'interrogatoire à l'américaine

Sans trop savoir l'expliquer, passer devant un officier de la douane dans ce pays me stresse particulièrement. J'ai peur de ne pas comprendre, de répondre à côté, et qu'au final on me refuse l'entrée sur le sol américain. Sans doute l'image d'un officier fermé qui te ferait non de la tête, tout droit sortie d'un film.
Dans les faits, après une heure d'attente, l'officier m'a surtout posé beaucoup de questions sur ma venue à Los Angeles en solo : pourquoi je voyage seule, pourquoi je viens à Los Angeles, où je dors… ça, c'est classique.
Mais la question sur combien j'ai d'argent liquide sur moi pour vivre sur le territoire m'a davantage surprise, sachant que j'arrivais avec seulement 20 yuans en poche ! L'autre surprise a été sa curiosité sur mon parcours après Los Angeles et sa réflexion : « Mais pourquoi vous faites ça ? ». Même après un bref échange sur la découverte et le partage, il avait l'air un peu dubitatif du plaisir que je pouvais trouver à voyager comme je le faisais.
Cet échange a permis de détendre un peu l'atmosphère et surtout moi : quand il m'a dit que c'était bon, j'ai soufflé un grand ouf de soulagement (intérieurement bien entendu) et lui ai fait un immense sourire.

Conseil solo : Si tu as besoin de faire le vide ou juste te poser en attendant que la chaleur retombe, c’est l’endroit parfait. Pose-toi à l’ombre d’un arbre pour lire, méditer ou écrire dans ton carnet de voyage.

Direction le centre

Après cet épisode, direction enfin L.A. Pour m’y rendre, j’ai choisi de prendre un Uber. Les distances sont assez importantes depuis l’aéroport, et je n’avais pas franchement envie de galérer à trouver mon hôtel après un si long voyage. Cerise sur le gâteau, prendre un Uber à l’aéroport est hyper facile, avec un emplacement dédié prévu pour ça.

Le trajet jusqu’au centre m’a pris un peu plus de 30 minutes, à échanger avec un chauffeur originaire de République Dominicaine, qui m’expliquait que le rêve américain n’existait plus vraiment comme avant et que Los Angeles avait perdu de son aura à cause d’une mauvaise gestion de la ville et des problèmes de drogue..

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Une vision un poil pessimiste pour ce premier contact avec L.A. qui n'a toutefois pas entaché mon plaisir d'être là.

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Jour 1 : découvrir seule le Los Angeles historique

Surnomméet voir !Le centre de LA se découvre facilement à pied, quartier après quartier, avec quelques ambiances bien différentes d’un bloc à l’autre.

Itinéraire 1 : El Pueblo, Union Station et Chinatown

Je démarre par El Pueblo, le quartier hispanique historique où sont regroupés quelques-uns des plus vieux bâtiments de la ville, comme la Plaza Firehouse, la plus ancienne caserne de pompiers de Los Angeles, ou encore la plus vieille maison de la ville. Malheureusement fermés lors de mon passage, mais l’ambiance sud-américaine de la rue Olvera, avec ses échoppes colorées et sa musique chaleureuse, se suffit à elle-même pour démarrer la journée en douceur.

Juste à côté, impossible de manquer Union Station, la gare de Los Angeles, qui m’a procuré le même ressenti qu’à Istanbul : un vrai voyage dans une autre époque, entre fauteuils élégants et grands espaces d’attente qui semblent tout droit sortis d’un film (elle a d’ailleurs son propre pedigree hollywoodien, j’y reviens dans un article dédié). Il ne manquait plus que le sifflement d’un train et de la fumée des locomotives à vapeur pour ressentir la belle époque de l’ouest américain.

Je pousse ensuite jusqu’à Chinatown : le quartier se résume à un bloc de trois rues, avec des boutiques fermées ce jour-là, plus proche d’un parking aménagé que d’un vrai quartier vivant. À manquer sans regret, donc, mais l’étape rapide permet quand même quelques photos sympas, dont la statue de Bruce Lee.

Itinéraire 2 : Civic Center, Bunker Hill et Broadway

Je remonte vers le Civic Center, où trône la mairie de Los Angeles : je comptais profiter du point de vue depuis le 17e étage (accès gratuit), mais c’était fermé lors de mon passage. Petite déception — ce bâtiment a lui aussi son histoire au cinéma, que je te garde pour l’article dédié.

Direction Bunker Hill, juste au-dessus. La Walt Disney Concert Hall, toute en vagues d’acier signées Frank Gehry, surgit d’un coup et fait son petit effet après les façades plus sages du Civic Center. Juste à côté, je m’accorde une pause culture au musée d’art contemporain The Broad, dont la collection permanente est gratuite (Warhol, Koons — de quoi souffler un peu, les jambes commencent à fatiguer). Si tu comptes y aller, pense à réserver ton créneau de visite sur le site avant de t’y rendre.

Pour redescendre de la colline, je prends l’Angels Flight, un petit funiculaire haut en couleur qui revendique le titre de voie ferrée la plus courte du monde — une manière insolite et rapide de rejoindre le bas de la colline (et encore un lieu qui a son heure de gloire au cinéma, promis, j’y reviens très vite dans l’article dédié).

De là, après une pause au Grand Central Market, je rejoins Broadway, le cœur historique du centre-ville. Je te le dis de suite, ce n’est vraiment pas la même ambiance qu’à New York ! On sent l’effervescence d’antan à travers les devantures d’anciens cinémas et théâtres, aujourd’hui transformées en magasins avec vigiles armés à l’entrée. Un régal architectural pour la photo, même si les devantures qui devaient briller de mille feux autrefois ont aujourd’hui un aspect plus vieillot.

Dernière étape de la journée, Little Tokyo : un quartier beaucoup plus animé, avec ses rues piétonnes et ses boutiques, pour terminer cette immersion dans le centre historique sur une note vivante.

Conseil solo : visiter le centre-ville de Los Angeles en solo se fait très bien à pied en journée, quartier par quartier. Mais je te conseille de préparer ton parcours. En faisant le tour, je me suis vite ravisée d'aller explorer ce que je n'avais pas balisé et l'idée de m'aventurer au gré de l'envie comme j'ai pu le faire dans d'autres endroits, a vite été effacée, en raison de la présence de sans-abris et de personnes en détresse psychologique qui font généralement leur vie sans se soucier de ta présence mais cela rend l'atmosphère particulier tout comme la présence d'agents de sécurité armés à l'entrée des magasins.

Jour 2 : Hollywood en solo, de Sunset Boulevard à Rodeo Drive 

Métro jusqu’à Hollywood Boulevard pour cocher une case qu’on a tous en tête depuis l’enfance : voir en vrai ce qu’on a toujours vu à la télé.

Le réveil du boulevard

À la sortie du métro, encore assez tôt, les rues sont quasi désertes, les devantures fermées. Rien à voir avec l’image qu’on s’en fait, mais l’ambiance change vite : un van de touristes s’arrête à côté de moi et, après les mots de leur guide, tout le monde se met à photographier sur sa gauche. Quand le van repart, je découvre ce que tous avaient mitraillé : les lettres iconiques d’Hollywood au loin et je sens, l’espace d’un instant, des étoiles plein les yeux.

Façade ornée de gravures en argent du temple Wat Sri Suphan.
Un moine bouddhiste utilisant des outils traditionnels pour ciseler une plaque d'argent au temple Wat Sri Suphan.

Le Walk of Fame

Le Walk of Fame réserve son lot de surprises. Tout d’abord il y a beaucoup plus d’étoiles que ce que j’avais imaginé. Il y en a directement sur le boulevard bien entendu mais dans les rues perpendiculaires. En avançant, les noms familiers se multiplient, jusqu’au Théâtre El Capitan, le plus vieux cinéma de la ville, construit en 1926, avec sa devanture dorée du siècle dernier.

L’incontournable Chinese Theatre

Devant le Chinese Theatre, l’esplanade des empreintes de mains et de pieds des stars (Michael Jackson, les Avengers, Will Smith, l’équipe de Star Wars) est un passage obligé, tout comme la traque des personnages costumés qui helle pour prendre une photo. Ce jour-là, j’ai croisé pas moins de quatre Spider-Man et un Chewbacca qui a visiblement pris de l’âge !

Le centre commercial Ovation, tout a cote, offre une vue dégagée et peu fréquentée sur les fameuses lettres d’Hollywood, un très bon plan pour la photo sans la foule.

Conseil solo : vas-y tôt le matin pour éviter la foule sur Hollywood Boulevard, l'ambiance change du tout au tout en fin de matinée quand les boutiques ouvrent et que les touristes arrivent, pour le plus grand bonheur des photos.

Sunset Boulevard et Melrose Avenue

Pour la suite, deux options : traverser pour faire l’autre côté du boulevard, ou continuer vers Sunset Boulevard et Melrose Avenue. J’ai choisi la seconde option. Sunset, en journée, est un quartier cossu mais calme, un peu plus animé le soir venu. Ici, il ne faut pas rater deux lieux mythiques de la musique, le Roxy et le Whisky a Go Go, où les Doors et Led Zeppelin entre autres ont fait leurs armes.

Puis cap sur Melrose Avenue pour le street art : ici c’est une vraie culture et les magasins changent régulièrement les fresques de leurs murs. D’ailleurs il n’est pas rare de croiser des artistes en plein travail, un regal pour les yeux.

Rodeo Drive

Puisque j’étais déjà bien avancée vers l’ouest, j’ai poussé un peu plus loin jusqu’à Rodeo Drive, à Beverly Hills. Contrairement à l’image que je m’en faisait, ce n’est pas un grand boulevard mais une toute petite rue de trois blocs à peine, où s’enchaînent pourtant sans interruption les boutiques de luxe les plus prestigieuses au monde, avec même quelques sculptures sur les trottoirs. Cette rue a elle aussi son propre pedigree hollywoodien, encore une histoire que je te garde pour très bientôt.

Escalier gardé par des statues de Nagas au temple Wat Phra That Doi Suthep, Chiang Mai.

Jour 3 : Universal Studios, le rêve éveillé

L’expérience du parc d’attractions en solo est maintenant cochée, et pas pour n’importe quel parc ! Me voilà à Universal Studios Hollywood, un rêve devenu réalité.

Direction le métro à 8h, encore loin d’être bondé.

Le chemin des écoliers

Je descends à l’arrêt indiqué sur Hollywood Boulevard. Une fois sortie de la gare, je vérifie et le GPS m’annonce 2h40 de marche… Demi-tour et retour dans le métro pour un arrêt de plus. Une fois arrivée à la bonne gare, je ne sais absolument pas où aller — alors, comme je le fais de temps en temps, je tente ma chance en suivant un couple qui a l’air d’avoir la même destination que moi. On passe au-dessus des voies rapides par une passerelle, et on arrive à la station de bus qui dessert la navette Universal.

L’arrivée devant la célèbre boule Universal, sans aucune file d’attente ce jour-là, valait bien ces quelques détours.

Un sans faute

Direction Harry Potter en premier : l’animation de la boutique d’Ollivander avec la comédienne à la recherche de la bonne baguette pour un enfant du public, suivie du fameux train volant, sont un sans-faute côté sensations et décor.

La journée s’est enchaînée avec Mario Bros, La Momie, Jurassic Park, le meilleur splash jamais testé et un dinosaure qui semble vouloir te dévorer, et Chez Gru avec ses Minions. Comme on peut s’y attendre, les décors sont incroyables, l’ambiance est là, les personnages font la pause avec vous… et en plus, j’y étais un jour avec peu de monde ou l’attente la plus longue a été de 45 minutes.

Vue du dessus des étals colorés et de l'agitation du marché Warorot (Kad Luang).
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Voyager seule ne veut pas dire s'ennuyer, sauf peut-être en faisant la queue.

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Évidemment, la journée n’est pas une réussite sans le petit train de visite des studios, commenté par un guide plutôt drôle et qui permet d’apercevoir des quartiers de décors, dont le port des Dents de la mer avec son requin surgissant à l’improviste et autre effets spéciaux à découvrir sur place.

Le plus vieux studio encore en activité

Universal a ouvert ses portes en 1915 sous la houlette de Carl Laemmle, qui faisait alors payer 5 cents l'entrée aux curieux venus observer les tournages. Plus d'un siècle plus tard, c'est toujours un vrai studio en activité que l'on traverse en petit train, pas un décor figé : il n'est pas rare de croiser un tournage en cours au détour d'un hangar.

Sur le chemin de Waterworld

En me dirigeant vers le spectacle de Waterworld, je croise la compagnie de Scoobidou et je m’arrête pour une photo. Ils me demandent d’où je viens et si c’est la 1ʳᵉ fois que je viens à LA. Évidemment je dis oui, et Fred me met en garde de faire attention en ville, surtout en fin de journée. Je le remercie, sans oser lui dire qu’en 24h j’en avais déjà vu un paquet !

 Le spectacle est vraiment chouette : des cascades, un avion qui atterrit juste devant nous, et beaucoup d’eau pour les spectateurs. Un jeu est organisé et la tribune qui ne crie pas assez fort est copieusement arrosée à l’aide de seaux, et pendant le spectacle, les scooters des mers ne manquent pas d’asperger la foule.

Conseil solo : réserve à l'avance ton pass sur le site officiel d'Universal Studios. J'avais pris un pass 2 jours et la formule coupe-file pour la visite des studios, mais si, comme moi, tu tombes sur un jour peu fréquenté, le pass 1 jour suffit largement pour en profiter.

Jour 4 : Venice Beach et Santa Monica, respirer l’air marin

Direction la mer pour cette dernière journée avant de rejoindre la Colombie.

Venice Beach en solo, respirer l’air marin

En bus jusqu’à Venice Beach (environ 1h30 depuis le centre-ville), la promenade offre cocotiers, espaces sportifs, sable blanc et cabanes de gardes-côtes identiques a celles de mon adolescence quand je regardais Alerte a Malibu, même si, hors saison, toutes les cabines de surveillance n’étaient pas ouvertes.

La promenade les pieds dans le sable pour remonter vers Santa Monica a été l’occasion de faire quelques pas avec un vieux monsieur, arrivé d’Ukraine 15 ans plus tôt pour le rêve américain, un moment comme on aime les vivre en voyage. J’en ai aussi profiter pour profiter de prendre le temps, comme j’aime le faire dans des lieux où je me sens bien, en m’allongeant sur le sable pour méditer et lire un peu. Bon, quand je dis un peu… ça a dû durer 30 minutes, mais intense !

Un coin trop souvent oublié : les canaux 

Peu connus mais à ne pas manquer, les canaux de Venice, à seulement deux rues de la promenade, offrent un contraste saisissant : un quartier cossu et serein, bien différent de l’ambiance du front de mer mais avec un charme incontestable.

Santa Monica et la fin de la Route 66

Et évidemment, en longeant le rivage, le dernier arrêt au bout de la mythique Route 66 et la jetée de Santa Monica avec son parc d’attraction un peu désuet est un passage obligé. Le dernier magasin de la Route 66 se trouve d’ailleurs tout au bout de la jetée : c’est ici que la mythique route s’arrête officiellement.

Santa Monica, un parc d'attractions sur pilotis

Si Pacific Park, le parc d'attractions de la jetée, se trouve littéralement au-dessus de l'eau plutôt que sur la terre ferme, ce n'est pas un hasard architectural : la jetée elle-même a été construite en 1909 dans un but bien moins glamour, celui d'évacuer les eaux usées de la ville vers l'océan. Ce n'est qu'en 1916 que Charles Looff, l'homme derrière le tout premier carrousel de Coney Island, a eu l'idée d'ajouter une jetée en bois adjacente pour y installer un parc d'attractions. Le parc s'est donc greffé sur une infrastructure déjà existante, plutôt que d'être construit sur la plage elle-même.

Vue de la jetée de Santa Monica depuis le sable, Los Angeles

Bilan de mon séjour séjourner Los Angeles en solo

Se déplacer et séjourner 

Le métro de Los Angeles fonctionne bien pour rejoindre les grands points d’intérêt (Hollywood, Universal via navette) et n’est jamais bondé aux heures où je l’ai emprunté. Mais l’ambiance à bord peut être pesante : personnes en détresse psychologique qui interpellent les passagers, musique à plein volume, un sentiment généralisé que « tout le monde subit mais personne ne dit rien », une dynamique qui, il faut bien l’avouer, n’est pas si différente de ce qu’on connaît chez nous.

Conseil solo (vital) : la présence de personnes en grande souffrance psychologique et de sans-abris est bien réelle dans le centre-ville, à Hollywood, à Venice et aux abords des gares. Ce n'est pas alarmiste de le dire, mais reste consciente de ton environnement.
Privilégie les déplacements en journée pour explorer le centre-ville et les quartiers à pied, c'est là que Los Angeles se révèle vraiment. En fin de journée, évite de t'attarder seule le soir, et privilégie les VTC (Uber) plutôt que la marche de nuit sur de longues distances.

L’ambiance

Sans détour, l’image de carte postale qu’on se fait de la ville (Hollywood, les étoiles, le glamour) est assez ecornée par l’ambiance est un peu lourde dans les rues du centre-ville, sur le front de mer ou dans les transports publics en raison de la pauvreté visible et une espèce d’indifférence qui semble régner face à cette situation.

Cela amène à être constamment vigilant à l’entourage surtout pour payer dans le métro ou si vous souhaitez retirer de l’argent à un distributeur, mais ici tout peut se payer en carte. Cette atmosphère m’a insitée à être de retour à l’hôtel avant la tombée de la nuit (comme à Santa Marta et Bogota en Colombie), je n’ai donc pas profité de l’ambiance nocturne.

Parallèlement à ça, j’ai eu un vrai coup de cœur pour l’architecture aux teintes art déco du centre de la ville, même s’il a été déserté pour des quartiers à l’extérieur. Los Angeles regorge de trésors architecturaux qui racontent une autre époque, celle où la ville rayonnait par son cinéma et sa musique.

Pour se déplacer et parcourir la ville, métro, light rail et bus et tram fonctionnent très bien et sont faciles à emprunter.

Pratique : préparer son passage à Los Angeles

Immigration : l’ESTA, à faire bien en amont

Pour entrer aux USA en tant que Française sans visa, l’ESTA (autorisation électronique de voyage) est obligatoire, y compris pour un simple transit sans sortie de l’aéroport. Elle coûte 40,27 $, est valable 2 ans (ou jusqu’à l’expiration de ton passeport si celle-ci arrive avant), et autorise des séjours de 90 jours maximum. Fais ta demande uniquement sur le site officiel esta.cbp.dhs.gov : les sites intermédiaires qui affichent des tarifs plus élevés et te réclament davantage de données personnelles se multiplient.

Le traitement peut aller jusqu’à 72h, donc ne t’y prends pas la veille du départ. Depuis 2026, le formulaire tend aussi à devenir plus poussé, donc prévois d’y consacrer un peu de temps plutôt que de le remplir entre deux valises.

Et si ton passeport porte la trace d’un séjour à Cuba, en Iran, en Irak, en Libye, en Somalie, au Soudan, en Syrie ou au Yémen ? L’ESTA te sera refusé si tu t’y es rendue depuis le 1er mars 2011 (ou depuis le 12 janvier 2021 pour Cuba spécifiquement) : il faudra alors passer par une demande de visa classique (B-1/B-2) auprès de l’ambassade américaine, avec des délais qui peuvent grimper à plusieurs semaines, voire plusieurs mois en haute saison. Le formulaire ESTA te posera directement la question ; réponds honnêtement, une fausse déclaration pouvant entraîner un refus définitif d’entrée sur le territoire.

Et pour ton passage devant un officier à l’aéroport, prévois des réponses claires sur ton itinéraire, ton hébergement et tes moyens financiers, les questions peuvent être plus insistantes qu’ailleurs pour une voyageuse solo.

Budget

Bien évidemment, le coût du séjour n’a rien à voir avec l’Asie ou la plupart des pays d’Amérique du sud. Le plus gros du budget pour ce séjour à Los Angeles en solo est passé dans l’hébergement. En tant que voyageuse solo, j’ai privilégié le downtown pour un bon compromis budget/emplacement et ai logé au CitizenM est une valeur sûre, très bien situé et au calme.

La nourriture a aussi un coût, surtout si tu souhaites sortir des burgers (délicieux) pour t’orienter vers une cuisine fraîche et saine. Quand aux attractions, tu as de belles surprises à dénicher, dont celles gratuites que je t’ai partagées, ou des musées pres d’Hollywood boulevard à un tarif très raisonnable comme le Hollywood Museum qui abrite une belle collection dédiée au cinéma avec une mention spéciale pour le sous-sol.

Direction l’Amérique du Sud et l’ambiance latino pour la suite de mon séjour qui sera en Colombie. 

💭 Et toi, as-tu déjà ressenti ce grand écart entre l’image rêvée d’une ville et sa réalité ?

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